Ma Copropriété — Portrait rapide
Années 70. Dix étages. Quatre-vingts lots.
Pas un petit immeuble de standing où tout le monde se connaît par prénom. Pas non plus une copropriété-usine anonyme de 400 appartements. Quelque chose entre les deux — une résidence de taille moyenne, avec ce que ça implique : assez grande pour que les problèmes soient sérieux, assez petite pour que tout le monde finisse par se croiser.
Le tableau d'ensemble : deux ascenseurs, des escaliers, des balconnets, un grand jardin avec de beaux arbres — bouleau, sapin, peuplier, rosiers, pelouse. Un sous-sol avec garage collectif et caves. Un local poubelles qui se transforme progressivement en local vélos. Une rue en indivision partagée avec une association de riverains — oui, ça existe, plusieurs propriétés qui mutualisent la gestion d'une voie privée, c'est aussi rare qu'on le croit.
Côté profil : un mélange. Des particuliers, des fonds de commerce, des professions libérales. Des résidents de longue date et des nouveaux arrivants. Des gens qui passent et des gens qui s'installent. Une vraie mixité sociale, au sens littéral du terme.
Et comme partout en France dans ce type de bâtiment : chauffage collectif au gaz, production d'eau chaude centralisée, deux ascenseurs à entretenir, des parties communes à gérer, des prestataires à superviser.
Le budget de fonctionnement* ? 165 000 € à mes débuts. 195 000 € aujourd'hui*. Trente mille euros de plus en cinq ans. La guerre en Ukraine, le prix du gaz, l'inflation — les explications ne manquent pas. Les charges, elles, n'attendent pas.
*Pour des raisons évidentes de confidentialité, j'ai modifié et modifierai systématiquement les montants réels des budgets, mais j'en garderai les proportions.